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Le réseau de la petite enfance : mieux le comprendre

Comment est composé le réseau et quelles sont les différences entre les types de services de garde éducatifs à l’enfance?

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Le réseau en installations

Les centres de la petite enfance (CPE)
 
  • Les CPE, créés en 1997, sont des organismes à but non lucratif (OBNL). À ce titre, ils constituent des acteurs d’économie sociale.

  • Tous les surplus financiers doivent être utilisés pour répondre à la mission du CPE, soit le bien-être et le développement du plein potentiel des tout-petits.

  • Ils sont financés par des subventions du gouvernement québécois et une faible contribution des parents (9,65 $/jour).

  • Un CPE est géré par un conseil d’administration majoritairement composé de parents utilisateurs qui a un rôle essentiel dans la prise de décisions importantes.

Les garderies privées – subventionnées et non subventionnées
  • Les garderies privées, subventionnées ou non, sont en grande majorité des entreprises à but lucratif.

  • Les garderies privées subventionnées (GS) reçoivent à peu près le même financement de l’État que les CPE et demandent également une faible contribution des parents (9,65 $/jour).

  • Malgré tout, leur propriétaire, à titre de dirigeant d’une entreprise privée, peut conserver les surplus et en faire des profits.

  • En raison du financement gouvernemental qu’elles reçoivent, les GS sont soumises aux mêmes obligations que les CPE (par exemple, les critères à respecter lors des admissions).

  • Les garderies privées doivent former un comité de parents, mais celui-ci est une instance consultative et n’agit pas à titre de conseil d’administration.

  • Les garderies privées non subventionnées (GNS) ne reçoivent pas de financement direct de l’État. Leur fonctionnement dépend tout de même l’argent des contribuables : les parents, qui doivent payer parfois jusqu’à 90 $/jour, reçoivent des crédits d’impôt pour les aider à éponger ces coûts. 

  • Malgré cela, les GNS sont parfois omises des obligations réglementaires imposées aux CPE et aux GS.

Les CPE se distinguent en termes de qualité éducative

Outre les différences structurelles, un élément majeur pour le développement des enfants sépare les CPE des garderies privées à but lucratif : la qualité éducative. Les CPE réussissent largement mieux aux évaluations de la qualité éducative menées par le gouvernement du Québec.

Les services de garde éducatifs en milieu familial

En parallèle du réseau en installations, les services de garde éducatifs en milieu familial répondent à des besoins spécifiques et offrent plus de 72 000 places partout au Québec.

Une responsable de service de garde éducatif en milieu familial (RSGE) reconnue et subventionnée est soutenue par un bureau coordonnateur (BC).

Les BC sont une structure active depuis 20 ans auprès des milieux familiaux reconnus. La RSGE jouit donc d’un accompagnement pédagogique et administratif ainsi que de tout un réseau de professionnelles qualifiées. 

En septembre 2026, toutes les RSGE du Québec auront l’obligation d’être reconnues par un bureau coordonnateur.

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C’est une transformation importante du réseau, qui apportera à tous les parents d’enfants inscrits dans un service en milieu familial :

Plus d’encadrement

(secourisme obligatoire, inspection des lieux, 45 heures de formation obligatoire et 6 heures supplémentaires par année)

Plus de soutien

(agents de soutien pédagogique, prêt de matériel)

Plus de confiance

(accès au bureau coordonnateur en cas de problème ou crainte)

Privatisation du réseau en installations

Après la création des CPE en 1997, le Québec a été reconnu pendant plusieurs années à l’international pour la qualité de son réseau en installations basé sur un modèle à but non lucratif. Mais durant les dernières années, le système des services de garde éducatifs s’est progressivement privatisé.

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Les CPE sont désormais minoritaires dans le réseau des services de garde éducatifs en installation; les garderies privées sont majoritaires avec 51,25 % des places.
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Des conversions qui désavantagent le modèle CPE

Depuis 2021, le gouvernement s’est lancé dans la conversion de places non subventionnées en places subventionnées afin d’améliorer cette offre aux familles québécoises.

Le hic?

La très grande majorité des places converties depuis sont en garderies privées subventionnées, n’aidant en rien la privatisation du réseau : seulement 1,2 % de ces conversions ont été faites en places en CPE (123 sur 9898 places). 

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Le plus récent budget de la CAQ, déposé en mars 2026, prévoit la conversion de 5000 places non subventionnées en places subventionnées, dont seulement 500 seront réservées pour des CPE. S’il s’agit là d’un pas dans la bonne direction, cette part (10 %) est largement insuffisante pour rétablir l’équilibre entre les CPE et les garderies privées à but lucratif.

Une des raisons qui explique cette prépondérance du privé est le fait qu’il est plus compliqué de développer ou convertir des places en CPE qu’en garderie privée subventionnée.

           Pour en savoir plus sur les différences entre le développement de places en CPE et le développement de places en garderie privée subventionnée, consultez notre document Comment ça marche, envoyé à tous les députés du Québec en avril 2026. Disponible juste ici.

Références

  1. Gouvernement du Québec. (2026, 9 mars). Statistiques sur le réseau des services de garde éducatifs à l’enfance. 

  2. Supra note 1

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